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Qui peut être accompagnateur en conduite supervisée ? Les critères officiels à vérifier

04/06/2026
Qui peut être accompagnateur en conduite supervisée ? Les critères officiels à vérifier
Découvrez les critères officiels pour accompagner en conduite supervisée : ancienneté du permis, assurance et obligations à bord

Saviez-vous qu'un ami ou même un voisin peut tout à fait vous accompagner en conduite supervisée, à condition de remplir des conditions très précises ? Beaucoup de candidats pensent, à tort, que seul un parent peut endosser ce rôle. En réalité, la réglementation française ne fixe aucune restriction sur le lien familial, mais impose en revanche des critères accompagnateur conduite supervisée officiels stricts qu'il est indispensable de vérifier avant le moindre kilomètre. Chez ALLEZ HOP, auto-école implantée au Neubourg, nous accompagnons chaque jour nos élèves et leurs proches dans cette démarche pour éviter toute situation irrégulière. Cet article répond aux questions les plus fréquentes sur les critères légaux, les obligations à bord et les démarches administratives à accomplir.

Ce qu'il faut retenir
  • L'accompagnateur doit détenir le permis B depuis au moins 5 ans de manière continue, sans suspension ni annulation durant cette période (aucun lien familial exigé avec le candidat).
  • Le candidat doit avoir obtenu son Attestation de Fin de Formation Initiale (AFFI) — délivrée après au moins 20 heures de conduite avec un moniteur agréé (13 h en boîte automatique) — avant de pouvoir commencer la conduite supervisée.
  • L'accompagnateur supporte l'intégralité des sanctions en cas d'infraction pendant un trajet supervisé (amende, retrait de points sur son propre permis, suspension), en application de l'article L224-7 du Code de la route.
  • Chaque accompagnateur doit être déclaré à l'auto-école ET mentionné nominativement dans l'avenant au contrat d'assurance du véhicule — l'absence de l'un ou l'autre document rend le trajet illégal.

Quels sont les critères officiels pour être accompagnateur en conduite supervisée ?

Y a-t-il une limite d'âge pour être accompagnateur ?

C'est une question qui revient très souvent. La réponse est claire : aucune limite d'âge maximale n'est fixée par la réglementation. Un grand-parent de 75 ans peut parfaitement accompagner un candidat, dès lors qu'il remplit les autres conditions.

En revanche, l'exigence des 5 ans de détention du permis B crée une limite d'âge minimale indirecte. Concrètement, un conducteur ayant obtenu son permis B à 18 ans ne pourra devenir accompagnateur qu'à partir de 23 ans. Pour ceux qui ont passé leur permis plus tard, l'âge minimal se décale en conséquence.

Un petit rappel historique éclairant : avant 2009, la réglementation imposait un âge minimal de 28 ans. Le Comité Interministériel de la Sécurité Routière a décidé, le 13 janvier 2009, de remplacer cette condition d'âge par une exigence d'expérience de conduite, rendant ainsi le dispositif plus accessible.

Quelle ancienneté de permis est exigée pour accompagner en conduite supervisée ?

C'est le critère central. L'accompagnateur doit être titulaire du permis B depuis au moins 5 ans, de façon continue et sans interruption. Le mot « continue » a toute son importance ici.

En effet, toute annulation ou invalidation du permis remet le compteur à zéro. Si un conducteur a vu son permis annulé il y a 3 ans et l'a récupéré depuis, il ne remplit pas la condition : le délai de 5 ans repart depuis la date de récupération effective du permis. À noter que cette règle est strictement identique en conduite supervisée et en conduite accompagnée (AAC).

???? À noter : la conduite supervisée (CS) ne réduit pas la durée de la période probatoire du candidat après l'obtention du permis (3 ans, comme en filière classique), contrairement à la conduite accompagnée (AAC) qui la ramène à 2 ans. De même, la CS ne réduit pas la surprime d'assurance « jeune conducteur » la première année (100 % comme en filière classique), alors que l'AAC la divise par deux. Ces différences n'influencent toutefois pas les critères d'éligibilité de l'accompagnateur, qui sont strictement identiques en CS et en AAC.

Un accompagnateur avec un permis probatoire ou des points perdus peut-il accompagner ?

Deux situations bien distinctes méritent d'être clarifiées ici, car la confusion est fréquente.

Permis probatoire : la réponse est non. Un conducteur dont le permis a moins de 3 ans — ou moins de 2 ans pour un ancien conducteur AAC — est encore en période probatoire. Il ne satisfait mathématiquement pas la condition des 5 ans de détention ininterrompue. Il est donc inéligible.

Concernant le solde de points, la réponse est plus nuancée. Contrairement à une idée reçue très répandue, il n'est pas nécessaire de posséder ses 12 points pour accompagner un candidat. Le capital de points n'est tout simplement pas un critère officiel d'éligibilité. Un accompagnateur ayant 8 ou 9 points peut parfaitement remplir son rôle.

Attention toutefois à une subtilité importante : si ce solde réduit résulte d'une suspension de permis récente (dans les 5 dernières années), c'est cette suspension qui disqualifie, et non le nombre de points en lui-même. En cas de suspension ou d'annulation dans les 5 dernières années, l'accompagnateur est exclu jusqu'à l'expiration d'un délai de 5 ans complets depuis la fin de la mesure. En cas de doute sur votre historique, consultez votre relevé d'information intégral (RII) auprès de votre assureur.

???? Exemple concret : Mélodie, 22 ans, souhaite se lancer dans la conduite supervisée chez ALLEZ HOP au Neubourg. Son père, Thierry Langevin, titulaire du permis B depuis 2006, a perdu 3 points il y a 2 ans pour un excès de vitesse de 25 km/h, mais n'a jamais subi de suspension. Avec 9 points au compteur et aucune interruption de son permis depuis 19 ans, il remplit parfaitement toutes les conditions pour l'accompagner. En revanche, l'oncle de Mélodie, dont le permis a été suspendu 3 mois en 2023 pour un excès de vitesse supérieur à 40 km/h, devra attendre 2028 pour redevenir éligible — même s'il a depuis récupéré l'intégralité de ses 12 points.

L'accompagnateur doit-il obligatoirement être un membre de la famille ?

Non. La loi n'impose aucune restriction sur le lien familial entre l'accompagnateur et le candidat. Comme le rappelle le site service-public.gouv.fr : « Vous pouvez avoir un ou plusieurs accompagnateurs : membres de votre famille ou amis. »

Un ami de longue date, un voisin bienveillant, un collègue de travail… toute personne peut assumer ce rôle, à condition de remplir l'ensemble des critères officiels. Il est même possible de désigner plusieurs accompagnateurs simultanément, ce qui offre davantage de flexibilité. Multiplier les accompagnateurs permet de ne pas dépendre d'un seul emploi du temps, de diversifier les styles de conduite et les types de parcours, et d'éviter que le candidat ne prenne les mauvaises habitudes d'un seul conducteur. Chaque accompagnateur doit cependant individuellement satisfaire toutes les conditions et être déclaré. Attention : chaque accompagnateur supplémentaire doit aussi être nominativement mentionné dans l'avenant au contrat d'assurance du véhicule. Un accompagnateur déclaré à l'auto-école mais absent de l'avenant assureur n'est pas légalement autorisé à effectuer des trajets supervisés.

Quelles sont les obligations concrètes de l'accompagnateur à chaque trajet ?

Présence à bord et responsabilité juridique

L'accompagnateur n'est pas un simple passager. Sa présence physique est obligatoire à bord lors de chaque trajet. Il doit être assis à la place du passager avant, à côté du candidat. La conduite supervisée sans accompagnateur physiquement présent est tout simplement illégale.

Ce que beaucoup ignorent, c'est l'étendue de la responsabilité juridique qui repose sur l'accompagnateur. Puisque le candidat ne possède pas encore son permis, il ne peut pas être sanctionné directement sur un capital de points. C'est donc l'accompagnateur qui supporte l'intégralité des sanctions en cas d'infraction : paiement de l'amende, retrait de points sur son propre permis, voire suspension. Cette responsabilité est encadrée par l'article L224-7 du Code de la route, modifié par la loi n°2019-1428 du 24 décembre 2019 (dite loi LOM), qui impose à l'accompagnateur une surveillance « constante et directe » du candidat. C'est ce texte qui fonde juridiquement le transfert de responsabilité vers l'accompagnateur en cas d'infraction commise durant un trajet supervisé.

En cas d'infraction grave — alcool au volant, stupéfiants —, les conséquences peuvent être sévères : jusqu'à 4 500 € d'amende, 6 points retirés, 6 mois de suspension de permis et jusqu'à 2 ans d'emprisonnement. L'accompagnateur est d'ailleurs soumis aux mêmes règles d'alcoolémie qu'un conducteur classique, soit 0,5 g/l dans le sang, car il doit être en mesure de reprendre le volant à tout moment.

Un rôle pédagogique essentiel, sans formation obligatoire

Son rôle pédagogique est également essentiel. Aucune formation pédagogique obligatoire n'est prévue par la réglementation avant d'assumer ce rôle. C'est précisément pour combler ce manque que le guide officiel sur la conduite accompagnée est remis à l'accompagnateur lors du rendez-vous préalable en auto-école, ce rendez-vous constituant le seul cadre formatif prévu par les textes. Concrètement, l'accompagnateur doit :

  • Guider et corriger calmement le candidat, sans créer de stress
  • Rappeler et faire respecter les règles du Code de la route
  • Vérifier à chaque départ que le véhicule est en bon état de marche et que les documents obligatoires sont à bord
  • Être prêt à reprendre le volant si la sécurité est compromise

Des limitations de vitesse spécifiques à faire respecter

Le candidat en conduite supervisée est soumis à des limitations de vitesse réduites par rapport aux conducteurs titulaires du permis B, conformément à l'article R413-5 du Code de la route. C'est à l'accompagnateur de veiller au respect de ces plafonds lors de chaque trajet :

  • 110 km/h sur les autoroutes limitées à 130 km/h
  • 100 km/h sur les autres autoroutes et sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central
  • 80 km/h sur les autres routes
  • 50 km/h en agglomération (identique à tous les conducteurs)

Un véhicule conforme : l'obligation des doubles rétroviseurs

Le véhicule utilisé en conduite supervisée doit obligatoirement être équipé de doubles rétroviseurs latéraux, réglés à la fois pour le candidat et pour l'accompagnateur, conformément à l'article R316-6 du Code de la route. Cette obligation s'applique même si le véhicule n'est pas équipé de double commande de freinage (la double commande n'est pas requise en conduite supervisée, contrairement aux véhicules d'auto-école).

???? Conseil : avant votre premier trajet supervisé, vérifiez que les deux rétroviseurs extérieurs sont bien réglables indépendamment. L'accompagnateur doit pouvoir surveiller l'environnement du véhicule via le rétroviseur côté passager, tandis que le candidat utilise le rétroviseur côté conducteur. Pensez à ajuster les deux rétroviseurs systématiquement avant chaque départ, car ils auront pu être déplacés entre deux séances.

Comment officialiser l'accompagnateur ? Les démarches étape par étape

Prérequis : l'Attestation de Fin de Formation Initiale (AFFI)

Avant même d'entamer les formalités de déclaration de l'accompagnateur, le candidat doit avoir obtenu son Attestation de Fin de Formation Initiale (AFFI). Ce document est délivré par le moniteur après au moins 20 heures de conduite avec un professionnel agréé (13 heures en boîte automatique). Sans cette AFFI, la phase de conduite supervisée ne peut légalement pas commencer. L'AFFI doit également être transmise à l'assureur du véhicule dans le cadre de la demande d'extension de garantie.

1 - Déclarer l'accompagnateur auprès de l'auto-école

Première étape incontournable : l'accompagnateur doit être mentionné dans le contrat de formation signé entre l'auto-école et le candidat. Cette formalité peut être accomplie dès la signature initiale ou ultérieurement via un avenant. Sans cette déclaration, aucun trajet supervisé ne peut commencer légalement. Ne tardez pas : le rendez-vous préalable de 2 heures avec le moniteur ne peut avoir lieu tant que l'accompagnateur n'est pas déclaré dans le dossier.

2 - Obtenir l'accord écrit de l'assureur avant le premier trajet

Un avenant au contrat d'assurance (extension de garantie) doit être signé, mentionnant nominativement chaque accompagnateur autorisé. Un simple accord verbal par téléphone ne suffit pas : la réglementation exige un document écrit, que vous devrez présenter en cas de contrôle routier. Bonne nouvelle : cette extension de garantie est en principe gratuite, sans surprime.

Lancez cette démarche dès l'inscription du candidat. Certains assureurs peuvent en effet refuser l'extension si l'accompagnateur présente des antécédents graves : conduite en état d'ivresse, délit de fuite, refus d'obtempérer, très grand excès de vitesse, conduite pendant une période de suspension… En cas de refus, aucun trajet ne doit avoir lieu. Les recours possibles incluent la saisie du médiateur des assurances ou la résiliation du contrat (possible après un an) pour en souscrire un autre auprès d'un assureur aux conditions plus souples.

3 - Participer au rendez-vous préalable obligatoire en auto-école

Avant tout premier trajet, un rendez-vous préalable d'au moins 2 heures doit être organisé à l'auto-école. Il prend la forme d'une séquence de conduite réunissant le moniteur, le candidat et au moins un accompagnateur. Ce rendez-vous est obligatoire que la conduite supervisée débute avant l'examen pratique ou après un échec.

À l'issue de cette séance, un guide pédagogique officiel sur la conduite accompagnée est remis à l'accompagnateur pour l'aider dans son rôle de superviseur au quotidien.

4 - Avoir à bord les documents obligatoires à chaque trajet

Lors de chaque trajet en conduite supervisée, les documents suivants doivent impérativement être présents à bord :

  • Le permis de conduire de l'accompagnateur (ou l'ADCS — Attestation de Droits à Conduire Sécurisée)
  • L'AIPC du candidat (Attestation d'Inscription au Permis de Conduire), en version imprimée ou dématérialisée
  • La carte grise du véhicule
  • L'avenant d'extension de garantie de l'assureur

N'oubliez pas non plus d'apposer le disque « conduite accompagnée » réglementaire à l'arrière gauche du véhicule — un disque rond de 15 cm de diamètre, fond blanc, impression noire. Son absence constitue une infraction passible d'une amende de 35 €. Deux formats existent : autocollant (permanent, résistant aux intempéries, adapté à un véhicule dédié à la formation) et magnétique (repositionnable). Le format magnétique est recommandé si le véhicule est également conduit par d'autres conducteurs, afin d'éviter toute confusion lors d'un contrôle routier lorsque l'accompagnateur reprend seul le volant.

En cas de changement d'accompagnateur en cours de formation

Il arrive qu'un accompagnateur devienne indisponible en cours de route (déménagement, problème de santé, indisponibilité prolongée). Dans ce cas, le nouvel accompagnateur ne peut pas reprendre ce rôle sans accomplir l'intégralité des formalités depuis le début : vérification de son éligibilité (5 ans de permis ininterrompus, pas de suspension dans les 5 dernières années), déclaration auprès de l'auto-école avec mise à jour du dossier du candidat, et obtention d'un nouvel accord écrit de l'assureur le mentionnant nominativement. Aucun trajet avec le nouvel accompagnateur ne peut avoir lieu tant que ces étapes ne sont pas complétées.

???? À noter : si vous anticipez un éventuel changement d'accompagnateur, pensez dès le départ à déclarer plusieurs personnes. Cela vous évitera de bloquer la formation en cas d'imprévu. Chez ALLEZ HOP, nous vous aidons à constituer un dossier solide avec un ou plusieurs accompagnateurs dûment vérifiés.

Vous envisagez la conduite supervisée et vous souhaitez vérifier que votre accompagnateur remplit bien tous les critères officiels ? Chez ALLEZ HOP, au Neubourg, nous prenons le temps d'examiner avec vous l'éligibilité de chaque accompagnateur pressenti et de vous guider dans toutes les démarches administratives. Notre approche pédagogique bienveillante et notre accompagnement personnalisé font la différence, du premier rendez-vous jusqu'au jour de l'examen. Contactez-nous pour engager les démarches dans les règles et démarrer votre conduite supervisée en toute sérénité.